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Le prix des matières premières s’envole : les 3 premiers % pris en charge par T.Palm

Pourquoi le prix des matières premières a-t-il grimpé?

C’est une conséquence de la loi de l’offre et de la demande. Plusieurs causes sont évoquées. La Chine a redémarré en force son économie après avoir été touchée par la Covid-19, multipliant ses besoins en matières premières.

Les Etats-Unis, de leur côté, ont arrêté d’acheter du bois au Canada et ont préféré se tourner vers l’Europe, augmentant ainsi fortement la demande en bois. D’autres matières premières, comme le PVC ou l’acier, sont elles aussi fort recherchées et donc plus chères à l’achat.

Le stockage n’est-il pas une solution pour se protéger d’une augmentation des prix?

Pour pouvoir le faire, il faut avoir de la trésorerie en excès. Il ne nous est pas possible d’avoir des réserves importantes pour tout mais, dans certains cas et pour de petits lots, nous le faisons. Nous achetons par exemple du bois, de l’isolant… Pour l’instant, les marchands de matériaux restent fidèles à leurs clients malgré les initiatives de grands groupes qui n’hésitent pas à proposer des prix plus élevés.

Pouvez-vous donner quelques exemples de hausse des prix sur une période donnée?

  • Le prix de panneau aggloméré en bois (OSB) a été quasi multiplié par 3. Il est passé de 5,09 euros/ m2 à 14,4 euros/m2.
  • Le prix de l’isolant rigide utilisé dans les toitures plates (PIR) 100mm est passé de 13,1 euros/m2 à 16,2 euros/m2.
  • La membrane Soprema utilisée dans les toitures plates a vu son prix augmenter de 4,6 euros/m2 à 6 euros/m2.

Pour les briques, nous avons des contrats cadre (pour une année), mais une augmentation pour 2022 est déjà annoncée.

Face à cette situation comment T.Palm a-t-il décidé de travailler?

A la signature de la mission d’étude, nous proposons un devis avec une durée de validité de six mois. Ce devis garantit explicitement les prix jusqu’à une hausse des matières premières de 3%. Si cette limite est dépassée, c’est au client à prendre en charge l’augmentation supplémentaire.

Par exemple, si un client a acheté une maison pour 250.000 euros et qu’une augmentation de 3,5% survient, cela a un impact négatif pour le candidat bâtisseur. Nous assumerons l’augmentation de 3% et ne répercuterons que 0,5%, soit 1.250 euros sur la facture globale. Les 7.500 euros sont à charge de T.Palm. C’est un beau geste commercial.

Comment réagissent les clients?

Nos clients apprécient cette transparence. Nos offres sont excessivement détaillées, elles prennent tout en compte. Ceci nous démarque de la concurrence qui ne budgétise pas toujours certains postes. Chez T. Palm, nous avons pris l’habitude de tout écrire noir sur blanc, évitant ainsi toutes mauvaises surprises.

Est-il possible d’envisager des matières premières alternatives?

Oui, nous utilisons par exemple comme isolant une laine. Celle-ci ne subit pas d’augmentation de prix contrairement à un isolant rigide.

Quid des matériaux bio-sourcés, pourraient-ils être relancés ?

Nous essayons toujours d’être à la pointe des technologies ou des techniques qui existent. Nous chiffrons actuellement une maison en chanvre, c’est une niche. Les candidats bâtisseurs qui font ce choix savent qu’ils vont la payer plus cher qu’une maison normale. Actuellement, il n’existe pas de matières bio-sourcées qui puissent en remplacer d’autres à des prix compétitifs.

 

T.Palm